Observatoire Mondial du Rosé

Synthèse des données 2022

La consommation mondiale de vins rosés semble se stabiliser en 2022 et si la production de vins rosés repart à la baisse, les flux internationaux sont stables et montent en gamme.

Après une phase de repli entre 2019 et 2021, la consommation de vins rosés s’est stabilisée en 2022 (à 19,6 millions d’hl ; +0,5 % par rapport à 2021). Les rosés continuent de gagner des parts de marché. Alors que leur consommation se stabilise, celle des vins tranquilles continue de se replier (-2,6 % en 2022). Les vins rosés représentent désormais 10 % de la consommation mondiale de vins tranquilles.

Les foyers de consommation de vins rosés se concentrent principalement en Europe de l’Ouest (16 pays) et aux États-Unis. Cela étant, la part de marché de ces deux zones se replie : elles représentaient 83 % de la consommation mondiale de vins rosés en 2012, contre 80 % en 2021 et 78 % en 2022.

Les foyers de croissance continuent de devenir de plus en plus diffus. Plusieurs tendances préexistantes se confirment, notamment :

  • La baisse de la consommation de vins rosés dans des marchés matures et volumiques (comme la France, les États-Unis ou encore l’Italie) ;
  • En parallèle, des foyers de croissance de petites ou moyennes tailles perdurent (en particulier PECO, Danemark, Océanie et Brésil) ;
  • On note qu’en 2022 certains marchés renouent avec la croissance (comme le Canada, l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Afrique du Sud).

La production mondiale de vins rosés repart à la baisse, à 21,8 millions d’hectolitres en 2021 (- 5,3 %). Ce repli est principalement dû à la France (-1,6 million d’hectolitres en 2021), qui continue néanmoins de dominer la production mondiale, aux côtés de l’Espagne, de l’Italie et des États-Unis.

  • Ces quatre pays représentent à eux-seuls 71 % de la production mondiale de vins rosés ;
  • En parallèle, plusieurs zones sont orientées à la hausse : dans l’hémisphère sud (Chili, Nouvelle-Zélande), en Europe de l’Est (Hongrie, Roumanie, Bulgarie) et au Canada.

En 2022, les flux d’échanges mondiaux sont relativement stables. Environ la moitié des vins rosés passent au moins une frontière avant d’être consommés. Les exportations mondiales se maintiennent, à 10,9 millions d’hectolitres en 2022. L’Espagne reste le premier exportateur (38 % des volumes), devant la France (18 % des volumes).

À l’export, les rosés montent en gamme. Le chiffre d’affaires mondial des exportations (prix douanes) atteint désormais 2,4 milliards d’euros (+0,3 Md€ vs 2021). En matière de valorisation, les rosés français renforcent leur leadership, avec un prix moyen élevé et en hausse tendancielle.

Malgré une baisse de sa production (probable- ment conjoncturelle) et de sa consommation domestique (baisse structurelle), la France demeure un leader incontournable dans l’univers des vins rosés : 1er producteur, 1er consommateur, du 1er exportateur en valeur (2e derrière l’Espagne en volume) et du 1er importateur en volume (en provenance principalement d’Espagne).

Source : The IWSR

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Synthèse - Données 2022

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En 2022...

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Contacts

Nans BROCHART, FranceAgriMer

Chargé d’études économiques sur le marché mondial du vin

nans.brochart@franceagrimer.fr

Brice AMATO, Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence

Responsable du Pôle Economie

bamato@provencewines.com